Rue des étoiles

Ce n'est pas un besoin de revenir ici, même pas un brin de solitude. C'est juste l'envie d'écrire à nouveau, la convoitise d'une soirée cool avec moi-même dans une ambiance un peu seventies et lumières tamisées. J'avais espéré autre chose mais ce n'est pas grave et je n'en veux à personne. Ce soir et ici rien ne peut m'atteindre, je n'ai pas l'intention de réagir à certaines choses inacceptables car je préfère le confort. Confort, égoïsme.

Les émotions semblent empaillées, glacées, des statues aux visages impassibles, des paysages encore hivernaux, tu vois, non tu ne vois pas nous sommes décalés, des fausses notes, un morceau interprété sans passion, un rythme lent et étouffant, des accords bruts et dissonants, nous sommes un piano mal accordé.
Nous n'allons pas bien, les élans sont refoulés, il faut s'enfuir pour que l'autre nous coure derrière.
Ce soir rien n'a d'importance, non vraiment, je vis en attendant les prochaines échéances, les prochains battements de c½ur. Pour une fois j'aimerais avoir mal mais je n'y arrive même pas.

Pas décidée à dormir, j'irai danser sur mon canapé devant Requiem For A Dream, me saouler au thé vert puis au café pour ne pas dormir, surtout ne pas dormir. Cette nuit ne sera pas noire, non pas qu'elle soit bercée par une pleine lune, mais elle sera blanche comme ma peau au réveil. Je repenserai à ces mots crus, à cette photo de Louis Garrel en rêvant de m'asphyxier dans un nuage de Black Devil.

Il faudrait qu'il me fasse peur, je crois que j'ai besoin de ça. Il ne le fera sans doute pas.
Sinon on se laisse doucement aller dans une bulle de nombrilisme, d'indifférence. Confort, égoïsme.

On sourit, on fait la fête, on cherche l'amour, on s'invente une raison de vivre, on trouve l'amour, on s'invente une raison de s'aimer, on s'aime, on fait tout pour rester en vie, on veut noyer les autres, on ne veut pas que les autres nous oublient, on veut être entouré, on veut se sentir vivant, on veut être seul, on vit au jour le jour, on se pose trop de questions, on se ment à soi-même, on est optimiste, on est pessimiste, on a besoin de toi, on a besoin de personne, on s'occupe, on s'ennuie, on se donne le pouvoir de continuer, de courir après rien, on brise tout, on recolle les morceaux avec un bout de scotch, on change, on se perd, on est heureux, on est malheureux, on se retrouve, on n'est plus comme avant, on est méchant, on prend un rôle, on se fait passer pour fort, on laisse tout derrière, on regarde devant, on s'évade, on rêve, on réalise nos rêves, on pleure, on devient, on est nous, on est quelqu'un d'autre, on réfléchit beaucoup, on se vide la tête, on fait mal aux gens, on se fait mal, on récolte ce que l'on sème. On a peur d'être ce qu'on est, surtout si on est ce qu'on ne voudrait surtout pas être.



Rue des étoiles

# Posté le samedi 14 mars 2009 16:44

Tsunami sentimental

Tsunami sentimental
D'heureux souvenirs ressuscitent encore à coup d'énergie volatile. J'ai retrouvé des gens, j'en ai perdu beaucoup d'autres. Parmi mes quelques années d'existence, certaines sont abstraites et je me souviens d'autres comme si c'était hier, comme si j'étais encore cette pisseuse insouciante, pleine de rêves et d'envies, même si je le suis encore un peu. J'ai acquis simplement et à mon grand regret, le pessimisme dont une gamine est dépourvue, ou préservée plutôt.
En lisant et surtout après des années de mûre réflexion, je me suis dit que c'était con de se détruire, et pourtant si intriguant. La vie est une succession de phases, de cycles récurrents et infinis; c'est le jour, puis la nuit, le froid, puis le chaud, le rire, puis les larmes, et on ne peut pas toujours marcher dans le tunnel sans jamais apercevoir la lueur qui mène à la sortie.
Dans ce monde, tout est possible, tout est réalisable, même sans la Matmut. C'est en changeant que tout s'arrange. La métamorphose n'est pas évidente, elle nous donne souvent la grande bouffée d'oxygène sans laquelle nous étouffions à petit feu, mais n'empêche pas forcément une vision lucide de nous dans notre ensemble, le dégoût de l'humanité, espèce de pensée sectaire très prisée de nos esprits. Parfois, je me permets de dédaigner les gens dans leur mièvrerie parce que je leur ressemble, je vomis sur ma propre vacuité.
C'est d'abord en me regardant que j'ai appris le mépris et peut-être par cela, l'art de la vie. Car il est bien connu que l'art est haï avant d'être respecté.



Accessoirement : projet d'avenir constructif : apprendre à aimer la pluie.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 17:22

Modifié le samedi 22 novembre 2008 17:34

Monday morning

Monday morning
J'ai imprimé cette petite photo que j'ai glissée dans mon portefeuille. Tu sais, celle que tu n'aimais pas beaucoup, juste un morceau de papier, mais qui compte quand même pour moi. Et puis j'ai bu un grand bol de café, j'ai noyé mes pensées dedans. Pour oublier qu'il était bien trop tôt, pour cesser de te voir sur cette route infinie, dans le brouillard matinal.

Les nuages sont tombés dans le fleuve et j'ai tué mon poisson rouge.
La tête renversée, je vois la pièce à l'envers.
J'ai encore dormi les yeux ouverts.

# Posté le lundi 27 octobre 2008 04:49

Brouillard matinal

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I'm COLD.
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Brouillard matinal

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 13:05

Hello kitty

Hello kitty
Petite boule de poils et de nerfs, 300 grammes à peine et une vraie tornade.
Cette petite chose miaule 23h59 sur 24, s'aggripe à tout, ronronne comme une machine à laver, met ses pattes sans son assiette, grimpe sur les lits, fait la course à 350km/h dans la maison, reste accrochée aux vêtements joue avec les plantes de Maman, ne dort jamais dans son panier, est très curieuse, réclame les bras, est très photogénique.

C'est petit, ça court partout, c'est malpoli.
C'est Waïna.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 15:26